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AHC:

L’Association pour l’Habitat Collectif (AHC), dont les statuts furent rédigés de manière définitive en 1992, se destine à la cohabitation basée sur l’autogestion et l’autonomie des habitant·e·s. Les espaces de l’AHC s’établissent au 4ème et 5ème étages du bâtiment du CRAC (Centre de Recherche et d’Action Communautaire) dans les années 80.

L’AHC naît ainsi dans un contexte de luttes sociales liées notamment à la crise du logement et s’enracine dans des revendications politiques et sociales très fortes. Aujourd’hui encore, elle propose une alternative qui s’oppose, à travers ses formes de vies collectives, solidaires et sans hiérarchie, à une société rythmée par les enjeux économiques, un matérialisme excessif, de l’individualisme, voire de l’isolement.

Chaque logement associatif de l’AHC vise à être géré collectivement. Ses habitant·e·s, qu’iels soient de passage ou installé·e·s depuis plusieurs années, s’impliquent et se responsabilisent sur des questions d’habitat et de mode de vie.

Concrètement, les logements de l’AHC sont des espaces de vie collectifs bon marché, favorisant l’intégration sociale et les rapports humains. Ils constituent une réponse concrète à une demande urgente de logements et à une réalité sociale et urbaine propre à Genève en 2020.

En outre, l’AHC s’adresse à des personnes ayant de bas revenus par état de fait ou par idéologie – impliquant un mode de consommation décroissant.
Les critères salariaux et sociaux habituellement exigés par les régies locales ou par la plupart des coopératives à Genève ne sont pas nécessaires pour adhérer à l’AHC. Les habitant·e·s ont un statut de co-propriétaire.

OBJECTIFS

  • Utiliser la cohabitation en tant que lieu privilégié pour une prise de conscience de mécanismes relationnels au niveau interpersonnel et de groupe.
  • Expérimenter le dialogue, l’ouverture à la communication interpersonnelle.
  • Utiliser la cohabitation en tant que lieu de réflexion : Prise de conscience de réalités sociales, politiques et économiques et développement de pratiques et attitudes pouvant avoir une incidence positive sur celles-ci.
  • Apprentissage du partage de lieux et d’objets.
  • Mettre en commun les spécificités de chacun en tant que facteurs d’enrichissement des individus et du groupe.
  • Permettre une ouverture vers l’extérieur par le partage d’informations et par la mise en commun des centres d’intérêt de chacun-e.
  • Développement de la capacité de chacun à participer et à s’intégrer à une dynamique de groupe.